Hirokazu Kore-Eda : Vies ordinaires, cinéma extraordinaire.

Hirokazu Kore-Eda : Vies ordinaires, cinéma extraordinaire.



Hirokazu Kore-Eda : Vies ordinaires, cinéma extraordinaire.



Hirokazu Koreeda est un réalisateur, producteur, scénariste et monteur japonais né en 1962 à Tokyo. Il se destinait à être romancier, mais bien lui a pris d’entreprendre d’autres voix. Il a débuté comme assistant à l’écriture de scripts sur des documentaires pour la télé, puis il entreprit de réaliser ses propres documentaires, traitant principalement de gens ayant des troubles de la mémoire ou du processus de la mémoire lui-même. C’est un thème récurent dans ses films: la mémoire confrontée à la réalité. Même dans ses fictions il refuse d’utiliser les flashbacks ou autres stratagèmes pour donner un accès direct à la mémoire des personnages à son audience. Seul écart: le film “Distance” mais les souvenirs restent détachés des psychologies personnelles des personnages. Ce film bouleversant, fut en lice pour la palme d’or de la Croisette. Il met en scène la douleur et la honte des familles des membres de la secte Aum Shinrikyō, responsables des attentats au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995. Mais c'est son premier film de fiction, “Maboroshi Illusion”, ouvertement influencé par Ozu et Hou Hsiao Hsien, présenté à la Mostra de Venise, qui lui offrit un premier tremplin international. Autre belle percée par-delà les frontières avec “Nobody knows” en 2004. Comme beaucoup de ses films, il s'inspire d'une histoire réelle - quatre jeunes frères et sœurs abandonnés dans un appartement par leur mère. Il a remporté le prix du meilleur acteur à Cannes, pour l’acteur principal alors âgé de seulement 14 ans.

Son film d’art et d’essai “Like Father, Like Son” est nominé pour la Palme d'Or et dans pratiquement toutes les catégories au Festival de Cannes 2013. Il a remporté le grand prix du jury et a reçu une mention élogieuse du jury œcuménique et le prix Rogers People’s Choice au Festival international du film de Vancouver 2013. C’est l’histoire touchante d’un couple aisé qui apprend que son fils de six ans a été interverti avec un autre à la naissance. Ils rencontrent la famille de leur enfant biologique, d'un milieu plus modeste et un nouvel échange s'impose peu à peu, non sans poser de nombreux problèmes qui remettent en cause les idées reçues de chacun. Quelques pépites, parmi d’autres, à découvrir: “Still walking”, “After life”, “The third murder”, “Notre petite sœur”, “I wish” ou “Après la tempête”. Il se plaît à travailler avec des acteurs fidèles. Le cinéma de Kore Eda reflète pleinement le style contemplatif, contant des histoires de gens ordinaires en difficulté qui ne manquent jamais de toucher. Parfois douce, parfois dures, ces tranches de vie ordinaire ont été louées pour leur humanisme. De son propre aveu: “Ils me comparent à Ozu. Mais je me sens plus comme Ken Loach." On approuve. Á découvrir!



Nobody knows (2003)



I wish (2012)



Like Father, Like Son (2013)



Shoplifters (2018)



Posté le 19/05/2020 par Thomas ROBERT Art 0 161

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